Refuser l’IA

C’est ma position, et je la défends. Pas d’IA dans mon boulot, pas d’IA dans ma vie. Je n’ai jamais ouvert un agent IA.

Je rejoins tout ce que dit Ploum à ce sujet : https://ploum.net/2026-09-09-ai_policy.html

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Quelques autres citations de Ploum, que j’ai mises de côté au fil du temps:

L’IA consomme des ressources, détruit nos réseaux, met à genoux les systèmes administrateurs bénévoles des sites communautaires, s’approprie nos contenus. Et tout cela pour quoi faire ? Pour générer du contenu SEO qui va remplir encore plus le web. Oui, ça tourne en boucle. Non, ça ne peut pas bien se terminer. https://ploum.net/2025-03-21-se-faire-arnaquer.html

L’IA, c’est en fait la junk food de la pensée : un aspect appétissant, mais aucune valeur nutritive et, à terme, une perte totale de la culture du goût, de la saveur. https://ploum.net/2025-03-21-se-faire-arnaquer.html

Avec les chatbots, une idée vieille comme l’informatique refait surface : « Et si on pouvait dire à la machine ce qu’on veut sans avoir besoin de la programmer ? ». C’est le rềve de toute cette catégorie de managers qui ne voient les programmeurs que comme des pousse-bouton qu’il faut bien payer, mais dont on aimerait se passer. Rêve qui, faut-il le préciser, est complètement stupide. Parce que l’humain ne sait pas ce qu’il veut. Parce que la parole a pour essence d’être imprécise. Parce que lorsqu’on parle, on échange des sensations, des intuitions, mais on ne peut pas être précis, rigoureux, bref, scientifique.
Mais bon, encore faut-il maitriser une langue. Lorsqu’on passe sa scolarité à demander à un chatbot de résumer les livres à lire, ce n’est même pas sûr que nous arriverons à décrire ce que nous voulons précisément. En fait, ce n’est même pas sûr que nous arriverons encore à penser ce que nous voulons. Ni même à vouloir. La capacité de penser, de réfléchir est fortement corrélée avec la capacité de traduire en mot. https://ploum.net/2025-04-08-la-fin.html

Les robots générationnels ne sont pas un changement de paradigme. Comme les notifications et l’obligation de connexion permanente, ils ne sont qu’un outil de plus pour tenter d’envahir nos réflexions et notre solitude. Ils ne sont qu’une arme de plus dans la guerre que le consumérisme mène contre l’intellectualisme. https://ploum.net/2025-11-07-solitude-intellectuelle.html

Je vous partage aussi ceci sur l’oralité (comprendre : les videos et les conversations des réseaux qui ont remplacé les blogs et les medias écrits) :

Un article important sur le retour à l’oralité et le déclin de la lecture. L’oralité, c’est l’émotion au lieu de l’information, c’est le charisme au lieu de la vérité, c’est la manipulation au lieu de la rationalité. C’est également la disparition de l’effort sur le long terme. https://danslesalgorithmes.net/2025/12/09/vers-un-internet-post-alphabetique

D’autres arguments (en anglais) sur https://gomakethings.com/guides/ai qui écrit aussi :

If you feel the same way, I encourage you to rage against the AI machine with me.

I hate AI with every fiber of my being.

It’s environmentally destructive.

It’s theft without attribution.

It makes our work worse.

It’s wrong a lot.

It does the fun stuff and sticks us with the boring shit.

Pou rmon métier de dev, cette citation trouvée sur Bluesky résume tout :

, Pavel Samsonov summed it all up nicely with this response…

AI may be the first anti-automation tool in that it has automated the thing devs like to do (write code) and stuck them with more of what they don’t like to do (fix someone else’s bad code)

Plus récemment, j’ai noté ce résumé (par IA… ?) de cet article de Bertrand Duperrin qui replace le sujet au niveau sociétal :

https://www.duperrin.com/2026/08/11/ia-sujet-societal/

  • L’intelligence artificielle n’est plus seulement un sujet technologique : comme l’automobile, Internet ou les réseaux sociaux avant elle, elle devient un enjeu de société dès lors que ses effets dépassent le cercle de ses utilisateurs et concernent l’ensemble des citoyens.
  • Le débat sur l’emploi dépasse la seule question du nombre de postes supprimés ou créés : il porte aussi sur la répartition des gains de productivité, l’évolution des métiers et la capacité à former les experts de demain lorsque les tâches d’apprentissage sont automatisées.
  • Le développement de l’IA repose sur des infrastructures matérielles importantes (datacenters, énergie, eau, foncier), ce qui soulève des questions de coûts collectifs, d’impacts environnementaux et de bénéfices réels pour les territoires concernés.
  • L’IA accentue les enjeux de concentration du pouvoir économique et stratégique autour des acteurs qui contrôlent les semi-conducteurs, les capacités de calcul, le cloud, les données et les canaux de distribution.
  • Les débats sur l’information, l’éducation, la propriété intellectuelle, la démocratie, la sécurité et la souveraineté montrent que la question centrale n’est plus seulement ce que l’IA permet de faire, mais comment ses bénéfices, ses risques et ses coûts seront répartis dans la société.

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